Textes de novembre 2008
Paru dans Le Dauphiné libéré le 30 novembre 2008
Création d’une collection « Le milieu du Rhône »
Le support est original, comme le contenu. Et comme ces auteurs d’ailleurs. Frank Miyet et sa compagne Pascale Puéchavy ont créé cette année une collection, « Le Milieu du Rhône ». Partant de Lyon au sud de la Drôme-Ardèche, ils naviguent au fil des récits de vie...
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QUIZ 1
Si vous répondez juste à l’une de ces questions, vous recevrez un exemplaire du numéro 2 du magazine « Le milieu du Rhône » !
Question 1 : de quel pont d’un affluent du Rhône a été prise cette photo ?
Question subsidiaire : quel est le nom du quartier de cette ville ?
Indice : Il y a une station velo’v en bas de l’immeuble.
Les impressions de François
Ce qui m’a frappé c’est qu’on dirait un documentaire de France 5 sauf que, là, il n’est pas tourné au fin fond de l’Afrique ou de l’Australie. Il est tourné près de là où j’habite, ou de là où j’ai habité. … bref, c’est tout près de moi, c’est proche…lire la suite
Aux Roches de Condrieu, un 29 juillet 2008
Quelques scènes attrapées au vol lors de l’escale du festival Cinéfil aux Roches de Condrieu.
JOUR
Jamais mis les pieds sur cette rive, juste de l’autre côté de Condrieu. C’est la fin de l’après-midi, chaleur suffocante, on rêve de s’attabler au frais d’une terrasse de bistrot ; traversée de places vides, perspectives sur des rues désertes, alignement impeccable de volets baissés et de rideaux tirés. Une pesanteur étrange nous gagne, sommes-nous dans une ville fantôme ? Nous finissons par découvrir un café sans terrasse, télé braillante, hommes désoeuvrés collés au bar et kro en pression.
CREPUSCULE
Guidés par l’oreille on s’approche du quai où le festival Cinéfil a accosté sa péniche : le groupe répète pour la balance son, pendant que 3 gaillards montent l’écran géant sur le pont de la péniche. Penchés sur le parapet au-dessus du quai on regarde le spectacle. Une jeune femme s’accoude à nos côtés, tee-shirt rose et short blanc, peau et cheveux uniment dorés : « Aujourd’hui, j’ai pris ma voiture… sans savoir où j’allais… j’avais besoin de changer de paysage. » Elle s’appelle Sandrine, elle élève des chèvres dans les Monts du Lyonnais, elle est tourmentée par la question de la transmission, se disant fille de cultivateurs devenue éleveuse « Je ne sais pas comment vivre mon métier à ma façon, sans perdre ce que mes parents m’ont légué ».
NUIT
Après le spectacle, la musique et les 5 courts-métrages, on discute autour de la buvette. Il y a là l’épicier : « Je viens de la banlieue parisienne, là-bas c’est de la folie, on travaille comme des fous, sans vie de famille ni rien. Ici je suis bien, je connais tout le monde, et même si l’été je travaille tous les jours, samedi et dimanche compris, regardez, je peux participer à la vie du village. » Le boucher raconte qu’ils sont 5 commerçants à s’être installés depuis à peine un an aux Roches de Condrieu, et qu’ils ont fait le bon choix, la ville est certes petite (la plus petite commune en superficie de l’Isère) mais ça facilite les relations et puis l’activité est bonne. Béatrice est d’accord, son appareil photo en bandoulière. Elle aime cet endroit qu’elle photographie en long, en large et en travers : les oiseaux dans la lône au petit matin, les couchers de soleil sur la berge, les marins du port de plaisance et tous les évènements qui jalonnent la vie de la commune. Elle met toutes ses photos en ligne, sur un site qu’elle a créé : «Comme ça tout le monde en profite, les familles des marins sont drôlement contentes de les voir en photo ! Non, je ne suis pas une photographe professionnelle, je fais ça pour le plaisir. Mon travail ? Et bien la mairie vient de m’embaucher au service des archives. Ben oui, parfois l’activité bénévole ça ouvre des portes…. »
désert le jour/exubérance la nuit, la nuit comme le gant retourné du jour.
NB : le site de Béatrice : http://bealesroches.free.fr/
Le site du festival Cinéfil : http://www.cinefil.org






