Attrapé au vol…
Rochemaure…and more
Un pont en fil de fer en guise de perchoir, un cavalier solitaire sur échiquier d’hiver, la ligne tracée par une péniche entre Rhône et Alpes, une balade exquisément pop signée Michel Chaupin. Durée : 3mn30
Christian Bressolles, responsable du port et des expéditions.
Acteur historique de l’essor de l’industrie cimentière locale, puis oublié pendant des décennies, le Rhône est de nouveau emprunté pour le transport du ciment et des matières premières à l’usine Lafarge du Teil. Sur le quai, le fleuve et ses bateaux –conduits par des capitaines venus parfois d’Europe de l’Est ou d’Afrique- font rêver Christian Bressolles. Durée : 9mn
Le village de Cruas et l’usine de Chaux
En venant du nord, avant d’entrer dans le village de Cruas, on aperçoit d’abord les panaches de vapeur de la centrale nucléaire, puis la montagne découpée et l’usine de chaux Lafarge qui s’étage jusqu’à la nationale 86.
Le n°3 du magazine vous invite à traverser la surface de ce paysage pour pénétrer au cœur de l’activité qui s’y déroule, guidés par les récits des hommes et d’une femme qui y travaillent aujourd’hui ou y ont œuvré hier.
Jack Szabo, responsable de l’usine Lafarge de Cruas
Tout commence par la géologie -le calcaire des collines ardéchoises date de 140 millions d’années- alliée à la science des hommes pour produire la chaux, utilisée depuis l’antiquité et aujourd’hui qualifiée de matériau… d’avenir ! Nous explorons avec Jack Szabo les destinées des carrières, celles de pierres comme celles des hommes. (Durée : 28 mn). La carrière de Cruas est observée avec Alain Ladet de la FRAPNA ARDECHE.Projection publique le dimanche 5 juillet à CRUAS
En circulant dans la vallée du Rhône, si industrieuse, nous imaginons les usines aperçues de la route, du train ou de l’autoroute : à quoi ressemblent-elles à l’intérieur ? comment y travaille-t-on ? avec quels outils ? qui sont les femmes et les hommes qui les font tourner ?
Les salariés de l’usine de chaux Lafarge de Cruas nous ont ouvert les portes de leur usine, à notre tour de vous la faire visiter en vous invitant à visionner les documents vidéo que nous y avons réalisés, ainsi que les portraits filmés d’un autoroutier et d’un historien. Et bien sûr, les paysages du Rhône et de sa vallée étant indissociables de l’activité humaine, des portraits de nature, sorte de cartes postales filmées, figurent au programme de la projection.
Ces films courts donnent une vision subjective du territoire où nous vivons et circulons, nous vous invitons à en discuter après la projection lors d’un temps d’échange avec les témoins et les réalisateurs.
Projection publique programmée par la Ville de CRUAS dans le cadre du festival « Cordes en ballade »
le dimanche 5 juillet de 18h à 19h30
dans le port de CRUAS,
sur la péniche La Loupika
Communiqué de presse
« Le milieu du Rhône »
un magazine DVD qui prend la vallée du Rhône comme champ d’exploration et les hommes pour guides. Chacun d’eux raconte son métier et son parcours dévoilant ainsi une partie de la mosaïque qui compose la vallée du Rhône
un périodique qui paraît 3 fois par an, un média mixte composé de films et de papier, avec un DVD pour visionner les portraits filmés associé à un livret réunissant des articles.
n°3 – les chaufourniers et la dame de qualité
Avec ce 3ème numéro nous pénétrons dans un des sites historiques de la chaux, à l’usine Lafarge de Cruas : des carrières de calcaire à la livraison du combustible par péniche, des étapes de fabrication à l’ensachage, des essais qualité à l’expédition des sacs de chaux, des hommes et une femme nous ouvrent la porte de leur usine en racontant leur métier.
* Le chaufournier désigne à la fois l’ouvrier conducteur du four à chaux et l’exploitant industriel d’une entreprise de production de chaux.
Sortie du magazine en juillet 2009
Prix de vente 15 € (+2€ de frais port)
n°2 – l’autoroutier et l’historien
Sillon reliant la méditerranée au nord de l’Europe, la vallée du Rhône est modelée comme à dessein pour être traversée par les flux des hommes et des marchandises. Ce 2ème numéro invite à regarder couler cette circulation, que ce soit à très grande vitesse sur l’autoroute où dans le temps long de l’histoire
Jean Roumezi a effectué toute sa carrière professionnelle au sein de la société des Autoroutes du Sud de la France. Il raconte comment il a vécu l’autoroute à son époque pionnière, quand un chef de gare de péage se déplaçait avec l’avancée de l’autoroute et devait prévoir l’imprévu, ces situations inédites générées par les flux massifs de circulation à grande vitesse.
Jacques Rossiaud est historien, professeur émérite à l’université Lyon 2, il a récemment publié « Le Rhône au Moyen-Âge », œuvre à laquelle il a consacré l’essentiel de ses travaux de médiéviste. Il raconte le processus de construction de son ouvrage à partir de multiples sources documentaires et nous fait part de ses points de vue sur le Rhône actuel.
Prix de vente 15 € (+2€ de frais port)
n°1 – Le vigneron et le potier
Ce premier numéro invite à faire un pas de côté au delà de la route nationale 86 et un arrêt au bord de la route nationale 7 pour suivre le récit de deux hommes, découvrir les lieux où ils pratiquent leur activité et comment aujourd’hui ils exercent leur métier.
Laurent Marthouret est vigneron à Charnas, en Ardèche, une des communes située sur le terroir du Saint-Joseph. Il raconte comment il est accroché à cette terre, en cultivant ses vignes tout autant que son goût pour l’amitié et les paysages.
Robert Nicaise est directeur de l’usine CERALEP, à Saint-Vallier dans la Drôme. C’est la seule entreprise en France à fabriquer des produits de haute technologie en électro-céramique. Il raconte comment son amour pour la matière, cette céramique qu’il transforme depuis 40 ans, l’a conduit à devenir manager d’une entreprise coopé rative.
Prix de vente n°1, série limitée: 18€ (+2 € frais de port)
Abonnement 3 numéros 45 € (frais de port compris)
Points de vente : voir le site
Editeur : Atelier platane mobile – 14 rue Fernand Rey 69001 Lyon
Tél : 04 72 07 61 46
courriel : platanemobile@free.fr
site : www.platanemobile.eu
Aux Roches de Condrieu, un 29 juillet 2008
Quelques scènes attrapées au vol lors de l’escale du festival Cinéfil aux Roches de Condrieu.
JOUR
Jamais mis les pieds sur cette rive, juste de l’autre côté de Condrieu. C’est la fin de l’après-midi, chaleur suffocante, on rêve de s’attabler au frais d’une terrasse de bistrot ; traversée de places vides, perspectives sur des rues désertes, alignement impeccable de volets baissés et de rideaux tirés. Une pesanteur étrange nous gagne, sommes-nous dans une ville fantôme ? Nous finissons par découvrir un café sans terrasse, télé braillante, hommes désoeuvrés collés au bar et kro en pression.
CREPUSCULE
Guidés par l’oreille on s’approche du quai où le festival Cinéfil a accosté sa péniche : le groupe répète pour la balance son, pendant que 3 gaillards montent l’écran géant sur le pont de la péniche. Penchés sur le parapet au-dessus du quai on regarde le spectacle. Une jeune femme s’accoude à nos côtés, tee-shirt rose et short blanc, peau et cheveux uniment dorés : « Aujourd’hui, j’ai pris ma voiture… sans savoir où j’allais… j’avais besoin de changer de paysage. » Elle s’appelle Sandrine, elle élève des chèvres dans les Monts du Lyonnais, elle est tourmentée par la question de la transmission, se disant fille de cultivateurs devenue éleveuse « Je ne sais pas comment vivre mon métier à ma façon, sans perdre ce que mes parents m’ont légué ».
NUIT
Après le spectacle, la musique et les 5 courts-métrages, on discute autour de la buvette. Il y a là l’épicier : « Je viens de la banlieue parisienne, là-bas c’est de la folie, on travaille comme des fous, sans vie de famille ni rien. Ici je suis bien, je connais tout le monde, et même si l’été je travaille tous les jours, samedi et dimanche compris, regardez, je peux participer à la vie du village. » Le boucher raconte qu’ils sont 5 commerçants à s’être installés depuis à peine un an aux Roches de Condrieu, et qu’ils ont fait le bon choix, la ville est certes petite (la plus petite commune en superficie de l’Isère) mais ça facilite les relations et puis l’activité est bonne. Béatrice est d’accord, son appareil photo en bandoulière. Elle aime cet endroit qu’elle photographie en long, en large et en travers : les oiseaux dans la lône au petit matin, les couchers de soleil sur la berge, les marins du port de plaisance et tous les évènements qui jalonnent la vie de la commune. Elle met toutes ses photos en ligne, sur un site qu’elle a créé : «Comme ça tout le monde en profite, les familles des marins sont drôlement contentes de les voir en photo ! Non, je ne suis pas une photographe professionnelle, je fais ça pour le plaisir. Mon travail ? Et bien la mairie vient de m’embaucher au service des archives. Ben oui, parfois l’activité bénévole ça ouvre des portes…. »
désert le jour/exubérance la nuit, la nuit comme le gant retourné du jour.
NB : le site de Béatrice : http://bealesroches.free.fr/
Le site du festival Cinéfil : http://www.cinefil.org
22 juillet- Allez hop ! on traverse le Rhône pour se rendre à Limony
Laurent Marthouret est l’un des dix viticulteurs qui gèrent le caveau de Valérius, il nous a conseillé d’y déposer quelques exemplaires du magazine où figure son portrait. Une cour éclaboussée de soleil et parsemée de parasols, puis le caveau sombre et frais, avec cette odeur d’humus que le vin donne aux pierres. Derrière le bar Frédéric Boissonnet, qui cultive du Saint-Joseph à Serrières, est en discussion avec une jeune femme, elle a une sacoche au pied, est-elle aussi en RDV professionnel ? Elle s’appelle Marie-Josée Faure et oui, c’est une professionnelle du vin mais d’un genre nouveau : elle fait découvrir les vins en faisant appel aux sensations et aux émotions ressenties et non au vocabulaire technique habituel. « le goût est le sens qui garde intact les sensations, notamment celles éprouvées dans l’enfance. Puisque chacun sent et peut dire ce qu’il sent, mon travail consiste à laisser affleurer les sensations que donnent le vin et à les nommer ».Marie-Josée parle de l’intimité qui se partage pendant ces séances collectives, quelque soit la composition des groupes, touristes huppés ou adhérents de la MJC de Tain l’Hermitage. Frédéric Boissonnet est bien d’accord, il faut arrêter avec le snobisme du vin, ce qui compte c’est avec qui on le partage ! Oui, mieux vaut un p’tit vin en bonne compagnie qu’un grand cru avec des culs pincés, concluons-nous, en faisant tourner dans nos verres le jaune doré clair du Condrieu de Monsieur Boissonnet, savourant notre chance de n’avoir pas à choisir.
Caveau de Valérius à Limony (Ardèche)
www.lesportesdusud.com/cotenature/
Frédéric Boissonnet à Serrières (Ardèche)
www.vigneron-independant.com/annuaire/desc_adherent.php?numadh=8939
Marie-Josée Faure à Tournon (Ardèche)
www.laveyrardiere.com/index.php?option=com_content&task=view&id=23&Itemid=44
Portrait du vigneron
Laurent Marthouret, à Charnas, en Ardèche, une des communes située sur le terroir du Saint-Joseph. Il raconte comment il est accroché à cette terre, en cultivant ses vignes tout autant que son goût pour l’amitié et les paysages. (Durée :16mn)













